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Shabbath Vayigash

Nous entrerons dans le shabbath vendredi 6 janvier 2017 à 16h52 et en sortirons le samedi 7 à 18h05.

Nous lisons cette semaine la parasha Vayigash : Genèse 44,18 à 47,27 (premier tiers : 4,18 à 45,19) et la haftarah Ezéchiel : 37,15 à 37,28

Billet d'humeur du 22 janvier 2017

Pour Fabrice z'l

Nous venons ce Shabbath d’ouvrir un nouveau livre de la Torah, le deuxième, celui de Shemot, l’Exode. Il commence - alors que les Enfants d’Israël s’apprêtent à connaître quatre siècles d’esclavage - sur l’énumération des noms de chacun des enfants de Jacob qui formeront plus tard les douze tribus d'Israël. On sait dans le Judaïsme à quel point le nom a son importance, c’est par lui que nous existons, que nous avons une identité en étant reliés aux générations qui nous ont précédées. Lorsque un enfant vient au monde, il ou elle est nommé(e) fils ou fille de untel. Il existe alors et a sa place dans la communauté d'Israël.

J'aimerais ce matin évoquer avec vous un nom qui n'évoquera rien pour la plupart d’entre vous : celui de Yaacov ben Avraham. Non, je n'ai pas omis le nom de Isaac qui était le père de Jacob. Yaacov ben Avraham était connu de son nom civil comme étant Fabrice Jean. Vous en conviendrez, ni le prénom ni le patronyme ne nous sont pas très familiers dans le judaïsme et pourtant... Fabrice Jean était l'un des nôtres et il s'est éteint précocement, à l'âge de 44 ans, lundi dernier. Il était marié à Murielle, d'origine juive tunisienne et tous deux avaient deux enfants : Gabriel le plus jeune et Nathaniel qui s'apprête à devenir Bar Mitsvah dans un peu moins de deux mois. Vous considérerez certainement que tout cela est triste mais ne mérite pas un billet d'humeur un dimanche matin. Généralement, on fait l'éloge sur les ondes des grands noms, des carrières marquantes, de ceux qui font l'actualité.

Fabrice était un homme simple, un bon mari et un bon père. Il travaillait dur et c'est probablement là que certains d'entre vous l'ont connu. Il exerçait le difficile et souvent ingrat métier de conseiller funéraire dans l'une des grandes maisons de pompes funèbres israélites: Warga. Il était basé au cimetière de Pantin et en était une figure incontournable. Il vous a peut-être accompagné dans un deuil et conseillé. Il était un homme dévoué et consciencieux. Actif dans ma communauté, il y donnait un supplément d'âme par sa disponibilité, sa bonne humeur et sa gentillesse.

Voyez-vous il y a des absences douloureuses et l'on pourrait penser qu'un Rabbin est préservé de la souffrance à force d'accompagner des familles dans l'épreuve. Il n'en est rien. Je n'ai jamais aimé le poème de Lamartine l'Isolement dont le vers bien connu est "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Non en réalité, un seul être nous manque et nous nous sentons plus obligés encore à l'égard de ceux qui restent et qui prennent alors plus d'importance encore.

Voilà, je voulais juste qu'en ce début de semaine le nom de Fabrice Jean vous soit connu et qu'il parvienne aux oreilles des auditeurs de Judaïques FM. .

 

Pourquoi l'AJTM ?

Pour vivre sa foi. Pour l'égalité entre Hommes et Femmes. Pour allier Modernité et Tradition. Pour transmettre. 

Etre traditionnaliste et rigoureux

Fidèles aux traditions et à la culture juive, nous sommes rigoureux dans l'étude de la Torah. Nous considérons la Halakha comme une composante incontournable de nos pratiques.

Rester ancré dans notre temps

Nous aspirons à trouver un ancrage spirituel en évitant les écueils tant du sectarisme que du prosélytisme. Notre aspiration est que tout Juif se sente chez lui à l'AJTM. 

Oser l'égalité des sexes

L'AJTM accorde toute son importance à l’égalité des sexes dans tous les domaines de la vie juive, de l'étude et de la pratique du culte.

Vivre sa foi

Le judaïsme est dicté par la foi en un Dieu unique, tel qu’Il nous a été révélé par la Torah, les Prophètes et les Hagiographes et par l’histoire du peuple Juif. 

Transmettre son héritage

Nous sommes attachés au devoir de transmission et à l’exigence de qualité dans la préparation de nos enfants à leur bar ou bat mitzva. Nous veillerons à perpétuer le souvenir de la Shoah.

Faire vivre son identité 

Dans cette période difficile, nous soulignons  le besoin de faire vivre notre identité juive, notre unité et notre solidarité avec nos coreligionnaires et avec l’État d’Israël. 

 

Evénements à venir

 

Le centre communautaire

 

Beth Yaacov
48 rue Pelleport
75020 - Paris

Office
Les vendredis à 18h30 et les samedis à 10h30 dans la synagogue Beth Yaacov de l'AJTM.
Petit-déjeuner d'étude à 9h30 un samedi par mois.

 

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